Menu
Newsletter
Nous Contacter
logo réciprocité
Merci ! Votre message a été envoyé avec succès.

Découvrez les premiers Cahiers de l'Habitat Intergénérationnel

Paroles d'experts, projets inspirants, chiffres clés,... Un engagement pour le bien vieillir ! En savoir plus ...

Réciprocité, une nouvelle conception du vivre-ensemble, crée un lien social et intergénérationnel dans le cadre de l'habitat social sur Lyon, Nantes, Marseille et Paris

Réciprocité - Réciprocité - Tiers-lieux : quels enjeux pour une Zone d’Aménagement Concerté ?

Tiers-lieux : quels enjeux pour une Zone d’Aménagement Concerté ?

10.03.2020 ZAC - tiers-lieux
L'article

L'article

Article rédigé par Maïssa.


Les appels à projets au service des ZAC

Outil d’urbanisme opérationnel privilégié des acteurs publics sur l’aménagement d’opérations d’envergure, la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) favorise l’émergence de nouveaux quartiers. Le principe même de la ZAC se fonde sur l’implication de partenaires privés à travers leur participation au financement des équipements publics. Outil d’urbanisme opérationnel privilégié des acteurs publics sur l’aménagement d’opérations d’envergure, la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) favorise l’émergence de nouveaux quartiers. Le principe même de la ZAC se fonde sur l’implication de partenaires privés à travers leur participation au financement des équipements publics.

Or depuis novembre 2014, les API (Appel à Projets Innovants) bouleversent l’aménagement et l’articulation public-privé dans l’aménagement des villes et territoires : Réinventer Paris, Dessine-moi Toulouse, Inventons la Métropole du Grand Paris, Imagine Angers…

La nouveauté réside ici dans la répartition des tâches. Si le pilotage et le fléchage programmatique précis restent publics, on laisse aux acteurs privés carte blanche dans leur réponse, particulièrement sur les équipements privés d’intérêt collectif, complémentaires d’une programmation classique.

Afin de répondre aux nouvelles ambitions sociales, sociétales et environnementales des collectivités, les candidats sont invités à proposer des projets inspirants et innovants.

« Lâchez-vous » lançait Anne Hidalgo en 2014 aux candidats réunis au Pavillon de l’Arsenal. L’innovation est au cœur même des projets, offrant ainsi une réponse tant sur les nouveaux modes de vie que sur la mixité des usages. D’un côté, il est demandé de penser aux nouvelles façons d’habiter (vieillissement de la population, espaces de convivialité partagés), mais aussi de s’adapter aux nouvelles manières de travailler (télétravail, coworking, incubateur), et de repenser les modes de commercer (fablabs, magasins éphémères…). De l’autre côté, il s’agit d’imaginer des immeubles pluriels combinant diverses fonctions (logements, bureaux, commerces, espaces partagés…), des immeubles mutables (adaptables aux évolutions de la société de la vie), mais également des immeubles mutualisables, c’est à dire partagés en intégrant des usages alternatifs suivant le moment de la journée ou de la semaine. Enfin, il est également demandé aux candidats d’apporter de nouvelles réflexions sur les « nouveaux lieux » (toits, sous-sols par exemple), mais aussi sur l’aspect environnemental (« zéro déchet, zéro carbone ») et sur la participation des futurs usagers dès la phase de conception (Assistance à Maîtrise d’Usage et expertise habitante).

Par ces API, l’aménagement des ZAC et des territoires repose sur de nombreux lieux hybrides, équipements privés d’intérêt collectif, complémentaires des programmations classiques nécessaires au territoire. On voit ainsi apparaitre comme réponse à ces nouveaux enjeux d’aménagement territorial, et lié aux besoins d’innovation, la notion de « communs urbains ».

Communs urbain, l’outil de projet incontournable de l’aménagement territorial

Depuis le début des années 2000, le développement de l’économie et la culture numérique ont contribué aux importantes évolutions des modes de vie, de travail et de consommation. Très rapidement, l’outil numérique se développe et se démocratise auprès de nombreux foyers français. Cette évolution n’est pas sans conséquence sur l’aménagement du territoire et des ZAC, avec l’arrivée de nouveaux types d’équipements sur le projet : les communs urbains.

Qu’entendons-nous par communs urbains ?

Selon Elinor Ostrom, économiste américaine lauréate du prix Nobel en 2009, la notion de communs urbains se fonde sur 3 piliers clés :
  • La présence d’une ressource ;
  • La gestion d’une communauté ouverte ;
  • Des règles d’accès et d’usage choisies par la communauté.
Un commun urbain est une ressource partagée en ville, géré et préservé par une communauté d’habitants à proximité, ou utilisant ces ressources. Pratiques d’action collective, ces derniers peuvent se caractériser selon différentes formes : espaces publics, agriculture urbaine (jardin partagé, ruches sur les toits etc.), logements, transports, services urbains (eau, réseau de chaleur) etc.

En quoi cette notion émergente devient-elle incontournable dans les projets de l’aménagement de territoire et de ZAC ?

Les communs urbains s’inscrivent dans une logique de réappropriation par les habitants et usagers des espaces de vie. En complémentarité d’une programmation classique, les communs urbains permettent d’allier innovation et qualité de vie au sein de nouveaux quartiers souvent éloignés des centres villes, de ses services et activités. Le concept séduit tout autant les acteurs de la ville que les habitants, en valorisant des espaces de vie innovants, partagés et inclusifs. Aujourd’hui, l’une des formes les plus populaires des communs urbains est le tiers-lieu.

L’engouement pour les tiers-lieux

Ces nouveaux espaces préfigurent de nouveaux modes de faire attachés à des valeurs de mutualisation, partage et créativité. Ils tendent à devenir des lieux incontournables de la dynamique d’un quartier ou d’une ville. Répondant aux enjeux d’innovation des nouveaux API et à l’émergence d’une ZAC, on assiste alors à un véritable engouement de la part des aménageurs et collectivités qui recherchent de futurs exploitants de ces lieux à usages et formes multiples.

En quoi les tiers-lieux répondent-ils aux nouveaux enjeux d’une ZAC ?

Afin de faire émerger une réelle dynamique de quartier et de rayonner par son attractivité, il est nécessaire de trouver un équilibre dans la programmation de la ZAC : logements, commerces, équipements publics, bureaux…

De nouveaux espaces font alors leur apparition : des tiers-lieux hybrides, innovants et modulables. Ces espaces sont supports d’initiatives locales et citoyennes pouvant inclure une multitude d’acteurs différents, dans la gouvernance ou dans l’exploitation du lieu. Ainsi, ces lieux par essence répondent à de multiples usages et ont pour objectif d’être appropriables aussi bien par les usagers, habitants et salariés du quartier.

Aujourd’hui présents sur des ZAC comme au Quartier de Seine Ouest (Asnières-sur-Seine, 92) et prochainement aux Girondins (Lyon, 69), chacun de nos tiers-lieux reflète les ambitions du quartier et de ses usagers et habitants : support de lien social et lieu de convivialité, favorisant l’émergence de projets habitants, espace de travail et serviciel, outil numérique au service des usagers et du quartier… Nous mettons notre savoir-faire au service de ces nouveaux tiers-lieux hybrides grâce à une étude fine du territoire, de ses acteurs et de leurs besoins.

Les ressources

  • Le Particulier Immobilier, « ZAC, un outil à double tranchant », Colette Sabarly
  • Métropolitiques, « Les appels à projets innovants : un renouveau de l’articulation public-privé dans l’aménagement urbain ? », Clément Orillard
  • Note Rapide de l’Institut d’Aménagement et d’urbanisme IDF n°813, « Les communs urbains, une notion pour repenser l’aménagement territorial ? », Cécile Diguet
  • Note Rapide de l’Institut d’Aménagement et d’urbanisme IDFn°755, « Les tiers-lieux : de nouveaux espaces pour travailler autrement», Carine Camors et Alexandre Blein
  • L’inventaire des réinventer, Editions City Linked